De Cerbère au Pic Neulos et de la Tour Massana au Boulou. Histoire, Patrimoine monumental et Naturel. Vie quotidienne. Événements. Revues et Livres. Gastronomie et Vins de l'Albera.

jeudi 2 janvier 2020

Musique...


LA  MUSIQUE. Armand Aloujes 
     Miracle surprenant, qu’engendre la musique ! Il assoupit l’enfant, dans les bras de sa mère, alors qu’au coin du feu, à ses heures perverses, l’homme écoute en rêvant, les mélodies d’antan.  Et c’est parfois en tout lieu et en toutes circonstances, que ce miracle-là, advient, sans qu’on l’attende. Se faufilant partout et c’est la joie qui gagne, car elle nous fait chanter les plus belles chansons ; C’est lui, qui parfois, fait perdre la tête,  à tous les jeunes gens, venus sur les places, danser et s’amuser. Voyez bien les soldats, défilant dans les villes, marchant fièrement aux pas cadencés. C’est bien le miracle qui les entraîne, pour marcher dans un ordre parfait. Le miracle, aujourd’hui, pareil qu’une machine, engloutit dans les salles, les fervents connaisseurs. La musique est son nom, véritable fée, être fabuleux, qui séduit tous les cœurs et surtout adoucit tous les mœurs.
     Nous devons ce miracle, à cette race d’hommes, qui ont laissé pour nous de magnifiques œuvres. Créateurs immortels, grand musiciens et poètes, tels que Mozart, Strauss, Chopin, Beethoven. Certains, sous d’autres cieux, créateurs éphémères, ont poursuivi l’essor, chacun à sa façon, et ont su  nous bercer avec leur création.
     Ces belles envolées de paroles et musiques, que les hommes ont su amalgamer ; Fontaines de bonheur et autre miracle que sont ces belles mélodies

                                              C’est pourtant fort aisé, d’écouter ces merveilles,
                                              Lorsque les mélodies, issues des instruments,
                                              Viennent par leur parcours, jusque dans nos oreilles,
                                               Pour nous faire oublier les jours d’abattement.

                                               Le miracle a voulu, qu’aux heures de prière,
                                               Quand monte vers le ciel, du haut du vieux clocher
                                               L’Angélus, rituel, pour ces gens de la terre 
                                               Qu'Euterpe, ou Érato, viendront les consoler...
                                                      

vendredi 13 décembre 2019

Cerdagne Roussillonnaise

LA  CERDAGNE
Armand Aloujes
          Lettre  d'Antoine, résident à Collioure, à son ami  Lucien...
Je ne puis m'empêcher de t'écrire, car je voulais te faire partager mes impressions, sur le lieu de mes vacances? La Cerdagne! Non! Ce n'est pas l'Afrique, comme tu pourrais le croire, ou le Tyrol! Mais, une région vraiment étonnante? Etonnante, d'abord par sa diversité, où plaines et plateaux, se conjuguent avec les hautes montagnes de Pyrénées, dont les flancs, sont vêtus de sapins verts. Ce qui est étonnant, c'est que nous avons là, à proximité du Roussillon, à deux pas de chez nous, une région magnifique, qui m'était totalement inconnue. Bien sur, j'en avais entendu parler, ne serait-ce que sur les commentaires du traité des Pyrénées, qui faisait de la Cerdagne une province française, avec le Roussillon! 

     Chose bizarre, cette province, possède une enclave espagnole, qui, après le traité des Pyrénées de 1659, et suivant la convention, de 12.11.1660 cédait à la France 33 villages catalans, sauf Llivia; Ancienne capitale de la Cerdagne (jusqu'au XI° siècle). Cette enclave possède également deux hameaux; Sareja et Gorguja. L'enclave est reliée à l'Espagne par une route neutre.   Cette belle région, par son relief varié, son exposition, nous laisse penser, que la Cerdagne tourne le dos à la France. Sa pente, oblige ses rivières et ruisseaux, à s'écouler vers la lointaine Méditerranée, via l'Empordà. Il s'agit du Carol, du Segre, et la Vannera.    Mais, Vois-tu, cher Lucien, je ne regrette pas d'être venu.
     Nous avons parcouru, ma femme et moi, le même itinéraire que fait le train jaune, avec ma voiture, ce qui nous a laissé le temps d'apprécier l'ampleur de ces panoramas, la majesté de ces massifs, le charme de ces vallées. On a pu s'enivrer de la beauté du paysage, de la blancheur éclatante des neiges hivernales, couronnant encore les sommets, les champs dorés de blé et de maïs, qui se succèdent, avec les champs verdoyant des pommes de terre; Ah! Les belles forets! 
     Quel plaisir d'emprunter, les belles routes, qui serpentent dans ces bois, pour se gorger de cet air pur qui s'en dégage, et profiter du panorama qui s'étale a nos pieds. L'œil s'égare au loin, sur les plaines et coteaux voisins, là, où se cachent de pittoresques villages. Err, Eyne, Saillagouse, Angoustrine, et, plus loin, Font-Romeu, avec son grand hotel. Cet itinéraire nous a amené à la Tour de Carol, dont la gare internationale dessert la ligne Toulouse  Barcelone. Ce pays, me plait, j'en aime sa splendeur. Parfois, le vent et l'orage, viennent troubler ces lieux. Mais, cela ne dure pas longtemps, car c'est grâce au persistant soleil, qu'a été conçu ici, un four solaire expérimental. Ce tableau ne serait pas parfait, si on ne parlait pas de la table, où les spécialités catalanes ne font pas défaut. La Cerdagne, a, de nos jours, plusieurs atouts;  D'abord le climat, son ensoleillement exceptionnel, ses eaux chaudes; Les Escaldes, Dores, Saint Thomas le Bains, Llo. Son relief pour les randonnées? Ses pistes de ski et tout accessoires pour les sports d'hiver, ses rivières pour la pêche ou l'irrigation, son hôtellerie. La Cerdagne, possède également un petit aérodrome à Sainte -Léocadie et la Llagone (vol à voile).
     On peut dire que le pays a su tirer son épingle du jeu. Mais, Il en n'a pas été toujours ainsi! Un vieux paysan cerdan me disait, qu'il était étonné de voir ce qu'était devenu le pays en 50 ans! Dans les champs, les tracteurs ont remplacé la paire de bœufs, utilisés pour les travaux. Chevaux et mulets pour la traction des charrettes et chariots. Les véhicules à moteur étaient plutôt rares. Les surfaces cultivables, ont diminué au profit de constructions, chalets, grands bâtiments, fermes transformées en gites ruraux, quand ce n'est pas en centre de vacances, et les champs, en camping.
 Comme  on voit, toute l'activité actuelle, est  tournée vers le tourisme et cela, pendant les deux saisons (hiver-été) c'est donc, on peut le dire, un endroit très attractif et agréable pour satisfaire tous les gouts. Des routes, ont été construites, ainsi que la ligne de chemin de fer de Villefranche du Conflent, jusqu'à la Tour de Carol. Il fallait, désenclaver la région et la rendre plus accessible et accueillante? Soit par la vallée de la Tet, ou la vallée de l'Aude........
     Ce paysan me racontait aussi avec fierté, qu'avec la pureté de son ciel, la Cerdagne servait de point de repère à tous les pionniers de l'aviation, lors de la traversée de Toulouse à Casablanca avec Latécoère. Nungesser et Coli, puis Mermoz, jusqu’à Natal.  J'espère, cher ami Lucien, qu'un jour tu pourras venir visiter ce beau pays.  A bientôt au sénat du Boramar  
Vues d'Anciennes cartes postales de: Le Grand Hôtel et le Calvaire de Font-Rome
Photos: La Cerdagne vue depuis le haut du calvaire et l’ermitage de Font-Romeu.

mardi 10 décembre 2019

Collioure. Concert de sardanes


CONCERT de SARDANES à COLLIOURE
Armand Aloujes   
               A l’ombre des remparts et de ses templiers, le groupe folklorique de Collioure, organise le concert de sardanes annuel. Il en est coutumier. C’est un beau soir d’été, et le public devant la scène, se rassemble ; organisateurs, fanatiques et curieux. Tous les profanes, ce soir, seront tous admirateurs. Rangées des deux cotés et autour de l’estrade, des roses sang et or exhalent leur parfum, mêlant, d’un même effort, leur beauté a cette mélodie. Collioure aime bien ces fêtes catalanes. Coutumes et traditions se donnent rendez-vous ! Tous les bourgeois du coin, sont venus écouter, amenant avec eux, éventails et coussins ! 
     La Cobla installée, accorde l’instrument, et le public fervent, toujours à son écoute, attend que démarre enfin cette belle musique. Dés le signal du fifre et petit tambourin, s’échappent dans les airs, avec la tramontane, les sons harmonieux et rythmés de tous ces instruments
On voit au premier rang, connaisseurs avertis, chantent avec la cobla  la première chanson, alors que d’autres, s’enivrant de musique, se rappellent soudain les rondes endiablées et frénétiques, pour fêter dans la joie, les plaisirs  partagés.
     Le brave retraité, écoute la musique mais, hélas ! ne peut plus la danser, martelant de sa canne
Sur le sol les points qu’il faut compter, imitant ainsi la grosse contrebasse.
Sur les bancs, en retrait, tel étranger s’étonne, d’ouïr cette musique d’un autre temps. Très loin du cabaret, où leur musique à eux n’est pas des meilleurs choix.
Sous un porche, plus loin, ricanant à leur guise, les galopins gigotent au son des instruments.
Plutôt boire et fumer que de respecter folklore et coutumes !
     La cobla a gâté tout le monde en morceaux favoris. Pour finir le spectacle, avec les musiciens, on a chanté debout, les hymnes pleins d’ardeurs. Chants d’amour et de foi, comme psaumes chrétiens. Quand le gai Roussillon offre un tel jubilé, le cœur des catalans, bat dés lors la chamade ? Car cet hymne sacré, de gloire auréolé, restera délégué d’une belle ambassade.
A tots els catalans
Si  un  dia  sentiu  tocar  una  sardana
Lluny del vostre poble, no se pot més  dubtar
Que l’ho que sentiu, és l’ànima catalana
Que pregunta a us veura, cap a casa tornar !
A reveure

lundi 9 décembre 2019

Expo Les Trésors cachés d'Argelès


TRÉSORS CACHÉS D'ARGELÈS Info Mairie d'Argelès

Pour sa nouvelle exposition, la Casa de l’Albera vous propose de partir à la chasse aux trésors ! Une façon inédite et ludique de découvrir autrement le riche patrimoine et la grande, comme la petite, histoire de la ville.

Le principe de ce rendez-vous est totalement inédit puisqu’il rassemble et propose à la découverte de nombreux objets, sites et anecdotes jusque-là jamais dévoilés. Du 10 décembre au 6 juin, il faudra donc mener l’enquête au cœur de la Maison du Patrimoine pour dénicher les quelques 60 “trésors” cachés d’Argelès-sur-Mer au fond de boîtes et tiroirs.

Connaissez-vous le véritable trésor de Pujols ? Et les vestiges des lignes de défense allemande sur la plage ? Ou les secrètes pierres millénaires de la Fajouse ? Méconnus, parce que cachés ou disparus, de nombreux sites et objets témoignent pourtant encore aujourd’hui de la richesse patrimoniale, culturelle et naturelle de l’ancienne cité royale. Plus de 5 000 ans d’histoire vont se prêter de façon ludique à la découverte autour d’une mystérieuse carte du territoire spécialement créée pour l’occasion.

Pour que cette exposition ne cesse de s’enrichir, chaque Argelésien pourra apporter sa contribution en partageant objets, fac-similés, photos insolites de son histoire familiale et locale. Il sera également possible de compléter sa visite par le circuit de découverte installé dans l’enceinte des anciens remparts.
Et si vous avez le tempérament joueur, commencer à fourbir vos armes pour le prochain “Jeu d’enquête du patrimoine”, qui sera proposé au printemps par Code Evasion, professionnels de l’escape game et de l’animation culturelle. Avec cette création 100% argelésienne, vous deviendrez incollable sur la grande et la petite histoire de votre ville !

Casa de l’Albera - Place des Castellans - Tél. 04 68 81 42 74
Ouvert du mardi au vendredi (10h-12h et 14h-17h) ; le samedi matin (10h-13h).
Fermeture du 25 décembre au 2 janvier.
Entrée gratuite pour les Argelésiens
(sur présentation d’un justificatif de domicile)