DES MATERIAUX ET DES HOMMES A SOREDE.
Christian Baillet
Le territoire de Sorède, situé au pied du massif de
l’Albera, se caractérise par sa
diversité géologique. Les Sorédiens
d’antan ont su largement tirer parti de ces matériaux naturels trouvés
dans cet environnement. Depuis les pierres utilisées dans l’édification de leur
maison, jusqu’au calcaire composant la chaux, en passant par le sable dans la
fabrication du verre ou l’argile rentrant dans la composition des cairós1, tout un éventail de
ces matériaux s’est offert à eux. Tous ces éléments naturels viennent
agrémenter les ruelles et les constructions de notre village, lui procurant un
aspect typique et une personnalité architecturale. C’est aussi grâce à ces
matières premières extraites de son sol, que des activités artisanales ont pu
voir le jour et se développer au fil du temps. Pour toutes ces raisons
confondues, ces matériaux représentent un patrimoine vernaculaire s’intégrant
parfaitement au paysage, et ces hommes des savoir-faire remarquables que l’on
ne saurait ignorer.
Une diversité géologique
Dressons d’abord un bref aperçu de ce qui se trouve
sur notre territoire. A l’entrée nord de celui-ci, plus précisément sous le château Fontès, les érosions
causées par la rivière laissent émerger des alluvions : des sables et des
cailloux. Plus haut encore, non loin du Mas del Ca dans la vallée de La Farga,
les premiers gneiss en strates commencent à apparaître. Ces derniers, contenant
du mica, sont disposés en couches de sable friable. Enfin, bien plus haut dans
la vallée du Tassió, on peut y déceler des zones de gneiss plus
compacts, intercalés dans quelques couches de calcaire.

Ces gneiss - ce que l’on nomme ici le « granit de l’Albera » et qui est en réalité une
roche métamorphique très dure - devenus parfois friables, se sont transformés
en sable et en galets. Une fois polis par le temps, tous ces agglomérats et ces
roches s'additionnent pour créer un amas de blocs et de matériaux
alluvionnaires sous forme de chaos, notamment dans la partie du village située
à gauche de la rivière du Tassio. Un
quartier doit d’ailleurs son appellation à ce phénomène : le Tarter. Nombreuses de ces roches se
retrouvent également dans les deux rivières sous l’aspect d’amas de blocs usés.
Enfin, au niveau des sommets du Pic Neulós au Pic des Quatre Termes,
les parties mises à nu montrent des affleurements de schistes.
Avant
le XIXème siècle,
l’exploitation s’opère à petite échelle
et de façon artisanale.
Concernant cette exploitation ancestrale, les archives
municipales ne permettent pas de remonter antérieurement au XIXème
siècle. Essayons cependant d’en faire un inventaire succinct en se fondant sur
quelques informations glanées dans les livres d’histoire.
Il est toujours difficile de dater la première
extraction d’une carrière de roche car celle-ci s’est souvent déroulée sur
plusieurs siècles. Ceci est d’autant plus vrai qu’elles ont été exploitées
depuis l’antiquité au fur et à mesure de la découverte d’une couche de
matériaux. Il est permis de penser que les moines de Sant Andreu de la Sureda en ont largement bénéficié pour leurs
constructions. En 1285, une information les concernant, nous est donnée par
l’intermédiaire de Ramon Muntaner, dans son récit sur la croisade de Philippe
le Hardi. Il y parle des moines de l’abbaye de Sant Andreu de la Sureda venant
s’approvisionner en pierres dans la Vall de Montbram. A cette époque,
l’exploitation s’effectue le plus souvent en traitant directement les alluvions
(sables, graviers, pierres) déposées dans les rivières, ou en extrayant la
roche à ciel ouvert, toujours en petites quantités. Les gisements semblent
essentiellement localisés dans la zone boisée du piémont pour des facilités
évidentes d’extractions.
Les
grosses pierres extraites sont transformées en meules, en abreuvoirs, mais
peuvent être aussi débitées en moellons pour construire des murs de maison,
mais aussi comme pierres d'angle, de jambage ou de linteaux de porte par
exemple, ou dans l’appareillage des églises. L’extraction de la roche est
totalement manuelle et elle est débitée sur place. L’une d’entre elles, ébauche
d’une mole d’agua (meulière), reste
encore visible le long de la côte montant à Notre Dame du château.
Abandonnée depuis des siècles, c’est une des rares pièces à avoir résisté aux
comblements naturels. Il suffit de l’observer de plus près, pour distinguer les
traces d’outils à pic ayant servis pour la débiter manuellement.
Les
pierres de calcaire extraites de ces carrières permettent également d’élaborer
ce mortier de chaux indispensable dans le hourdage des murs en pierres.
Quelques appellations dans la toponymie des lieux sont évocatrices de cette
exploitation. Elles nous confirment par leur dénomination la présence de ces
fours : Els Fornets2, une
zone s’étendant approximativement du Roc de Las Medes au Coll de l’Aranyó et El Forn un lieu-dit, situé non loin du Pic de la Torretta. Ce dernier est daté de « l’époque moderne3
», d’après le rapport de fouille établi par de Ch. Vaschalde, que l’on peut
rapprocher d’un autre publié en 1805, mentionnant la constatation suivante :
« Surede : une carrière de pierre pour la chaux est exploitée mais
le granit n’est pas exploité ».4
XIXème siècle :
l’époque bénie pour les carrières. L’exploitation se fait plus industrielle
Elle
coïncide avec une période de développement économique, entraînant de grands
travaux de voirie et d’ouvrages d’art, notamment celui du pont de la ligne de
chemin de fer (de Palau del Vidre à
Argelès sur mer, en 1883) enjambant le Tech. Mais cette exploitation peut-être
aussi destinée à des constructions communales5 comme les puits, la
réalisation du pont en 1843, celle de la route conduisant au hameau de Lavall rendue carrossable en 1888, la
réfection et l’empierrage des chemins vicinaux, la construction d’un barrage
pour les besoins d’irrigation en 1889, etc… Notons au passage qu’une impulsion
leur a été redonnée grâce au renouveau de l’administration des Ponts et
Chaussées.
Dès le début de ce siècle,
la commune saisit donc cette opportunité, en mettant à disposition plusieurs
carrières et en construisant un four à chaux communal. Elle profite ainsi des
retombées pécuniaires en tirant de leurs locations, quelques subsides pour son
budget communal6. Ce regain d’activité a aussi un effet bénéfique en
matière d’emploi pour les Sorédiens. Il a cependant ses revers de
médaille : la dégradation des routes causée par le passage fréquent des
nombreux charrois, les risques de feu ou
l’usage abusif des chemins privés.
A l’avenir, toutes ces difficultés vont générer de
très nombreux conflits. De multiples procès, suite à des irrégularités dans les
transactions, du non-respect des traités (ce que nous nommons aujourd’hui des
conventions), des tarifs préférentiels, des passe-droits dans l'attribution des
concessions, vont provoquer des contestations, tant du côté des administrations
territoriales que des entrepreneurs de travaux publics7.
XIXème siècle : Le
temps des conflits d’usages et d’intérêts (1843-1909)
Prenons-en connaissance à travers les extraits de
quelques lettres représentatives, conservées aux archives communales. Elles
couvrent une période s’étendant de 1843 à 1909 et reflètent parfaitement ce
climat conflictuel permanent.
Une première information apparaît en 1843. Elle
concerne une adjudication publique en vue de l’afferme d’une carrière de roche
communale et d’un four, tous deux situés près du pont de la Rasclosa8.
Un compte-rendu de séance nous révèle que « La mise aux enchères a été
soumise à l’extinction de bougies et qu'elle a donné lieu à plusieurs feux
allumés car il y a eu de nombreux postulants ». A l'issue de cette
consultation, le conseil municipal s'est rendu, comme il se doit « au plus
offrant et dernier enchérisseur », mais cette décision est contestée par les
candidats non retenus. Ils dénoncent des irrégularités sur l’attribution du
marché et s’opposent sur une clause du
cahier des charges, stipulant que « Le fermier ouvrira le four et ses
dépendances en bon père de famille et que la chaux produite devra faire
l’objet d’une réduction de 50 centimes par 126 kg pour les Sorédiens ».
Quelques mois plus tard, le bilan annuel de son exploitation établit que la
chaux fabriquée dans deux fours (l’un est encore visible aujourd’hui, et situé
non loin de la maison des chasseurs). Il rapporte à la commune plus de 72.50
francs pour 145 charges produites9 ; une aubaine pour le budget
municipal dont le faible budget ne dépasse pas les 4000 frsAC !
Les
années suivantes, l’intérêt pour ce type d’exploitation ira croissant. Elle
fera même l’objet de limitation, à cause des risques d’incendie provoqués par
les fours. Rappelons à ce sujet que la chaux s'obtient par la chauffe de
pierres calcaires à une température très élevée, et que cette calcination à feu
continu demande une attention de chaque instant tout au long du processus (de 4
à 5 jours). A titre de prévention de nombreux arrêtés municipaux vont rappeler
régulièrement : « qu’il est interdit de faire de la chaux à moins de
100 perches10 de distance des pasquiers et des forêts ».
En 1843,
à l’occasion de la construction du pont, le cahier des charges impose :
« l‘obligation de réaliser les culées en maçonnerie, la voute et le cordon
horizontal en maçonnerie de briques, toutes les autres parties en pierres
sèches et les angles des parapets en pierres de taille. » Il est de plus
précisé que « la chaux sera prise au four le plus voisin (en l’occurrence
à celui de la Rasclosa), le sable sera pris dans le lit du Tech ». « Quant
aux moellons pour la maçonnerie ils sont à pieds d’œuvre et les pierres de
tailles sont aussi dans la rivière et doivent être prélevées dans un rayon de
100 mètres. »
En 1880,
une attestation est délivrée par le ministère des travaux publics, en vue de
l'excavation de roches sur de nouveaux terrains communaux. Selon les termes du
contrat, il s’agit « d’une autorisation temporaire qui est accordée pour
les besoins de l’élargissement de la route départementale N°7 entre les bornes
15,7 km et 16 km ». L'exploitation vient de débuter que déjà des
divergences se font jour sur l'exécution du contrat. Une action judiciaire est
même engagée par la mairie qui ne peut plus accéder à la carrière pour ses
propres besoins. Pour sa défense, le fermier argue que « la mairie doit
lui laisser la libre jouissance de la carrière qui lui a été
adjugée. » Cette dernière action se terminera par une mise en demeure
du fermier décrétée par la sous-préfecture, afin que celui-ci laisse le libre
accès aux services municipaux.
L’attribution
et la gestion de ces marchés publics restent néanmoins un exercice difficile.
Pour preuve cette autre plainte déposée en 1882, pour non-respect du cahier des
charges. Une nouvelle action judiciaire est intentée, qui à l’instar de la
précédente conduit le fermier a une condamnation « pour non-respect du traité
et pour prétentions exagérées du fermier et ses résistances qu’il a éprouvé à
extraire les matériaux de la carrière au lieu-dit Le Soula del Parré 11».
En 1884, c'est au tour des entrepreneurs, chargés
de la construction de la voie ferrée, reliant Elne à Arles sur Tech, de solliciter la mairie. Ils
veulent obtenir l'autorisation de s’approvisionner dans de nouvelles carrières
de notre commune. Selon la formule consacrée : « la mairie donne un
avis motivé en vue d’une occupation des terrains N°270, 359, et 3363, section B12
». L’arrêté préfectoral pris à cette occasion fait état de « de rochers et
de terrains incultes et abandonnés », alors qu’un constat réalisé peu après
sous forme d’un état des lieux contradictoire, révèle que « le terrain a
déjà était exploité et que le précédent entrepreneur a laissé la carrière en
mauvais état, occasionnant de gros travaux de déblaiement. »
L’entrepreneur mettra fin brusquement à ce « traité » au motif que
« l’exploitation engendre des coûts supplémentaires. »
En cette même année, un autre entrepreneur fait
l’objet d’une énième plainte émise par la commune pour cause « d’extraction
illicite de moellons dans la rivière ». Il est rajouté que celui-ci : « se
permet de creuser dans la rivière sans autorisation pour en extraire des
pierres et que cet enlèvement approfondit considérablement son lit et qu’il
arrivera un moment que les propriétés qui forment les franc-bords s’ébouleront
». L’entrepreneur justifie cette extraction - pour ne pas dire ce
« commerce de la pierre » - par un besoin spécifique de pierres
destinées à des ouvrages d’art. A l’issue de l’enquête, l’entrepreneur sera
condamné à un dédommagement et sera dans l’obligation de remettre en état le
lit de la rivière. Suite à cette affaire, le maire prendra un arrêté dans
lequel il précisera : « qu’il est interdit de faire dans la rivière
de Sorède, et dans la traversée du territoire de la commune aucune extraction
de pierres ou de blocs quand il faut pour les enlever creuser le lit ou
employer la poudre. Les blocs même roulants situés le long des berges et
jusqu’à 4 mètres de distance ne pourront non plus être enlevés. »
Peu
après, c'est au tour d'administrés à faire valoir leurs droits, obligeant la
commune à prendre parti dans des litiges, au demeurant d’ordre privé. Une
plainte est déposée au prétexte que « l’accès à la rivière se fait sur des
parcelles appartenant à des propriétaires privés ». Ces derniers demandent
à être indemnisés « suite aux dégradations occasionnées par le passage et
l’occupation temporaire de l’espace ». De son côté, le conseil municipal estime
que « le trouble causé au fermier est indépendant de la volonté de la
commune et qu’en conséquence il décline toute responsabilité ». Il demande
que cette affaire soit réglée directement entre les deux protagonistes. Après
maints échanges épistolaires, négociations de toutes sortes, et à l’issue d’un
recours déposé à la sous-préfecture, les administrés obtiendront gain de cause.
Entre
1888 et 1889, cette exploitation bat son plein, au point qu'en deux ans
d'exploitation plus de 3461m3 ont été extraits sur le territoire de
la commune. Ils servent, entre autres, à l’exhaussement de la route entre Elne
et le pont sur le Tech, ainsi qu’au
rechargement de la route de Taxo et
celle du Mas Clerc.
Désormais, c’est au tour du contrôle volumétrique
des matériaux extraits de faire l’objet de contestation. Cette discordance sur
« les cubes » (dénomination pour désigner 1m3 de
matériaux) proviendrait « des formalités qui ne seraient pas toujours
faites en bonne et due forme », si l’on s’en tient aux dires du
maire. Ce a quoi les entrepreneurs rétorquent que : « des omissions
involontaires existeraient dans les déclarations, voir des abus sur la
destination des matériaux, mais qu’ils ne sont pas tous obligatoirement de
leurs faits ». Parmi ces arguments, il en est un néanmoins avéré :
c’est que ces derniers rechignent en général à communiquer les quantités de
matériaux extraits. La municipalité, quant à elle, ne se livre à aucun
contrôle, et quand bien même il y en aurait, le cahier des charges ne prévoit
pas de sanctions. En 1888, excédé par toutes ces dérives, le maire demande au
Préfet de diligenter une expertise en vue de contrôler la quantité de pierres
extraites pour l’entretien de la route N114. Pour ce faire, il invoque que
« la quantité est de beaucoup supérieure a toute celle qui a été employée
et il semble qu’un tronçon n’a pas été déclaré. »
Le
recouvrement des baux est un autre sujet de polémique. Outre les charges
auxquelles les entrepreneurs sont astreints, des redevances supplémentaires
leur sont réclamées pour compenser les frais occasionnés par le passage des
tombereaux (1 tombereau équivaut à 2 m3). Le maire a beau multiplier
les lettres de relance en rappelant : « qu’il faut que l’entretien du
chemin qui conduit à la carrière soit proportionnel aux nombre de
convois », rien n’y fait ! Il est permis de penser en effet que les
injonctions du maire ne sont pas toujours respectées, car en 1890 il est une
nouvelle fois obligé de sanctionner un entrepreneur au motif « que Les
tombereaux affectés au transport de pierres extraites à la carrière communale
rendent impraticables le chemin vicinal N°4 qui conduit au moulin Cassagnes
(Mas Cassanyes aujourd’hui) et que les dalles des aqueducs sont brisées et les
eaux du canal sont interceptées en divers points...»
En 1909,
une nouvelle fois, « l’Administration vicinale » confie
l’adjudication des routes nationales en
désignant la carrière de calcaire de Sorède comme lieu d’extraction du
gravier. Elle doit alimenter le revêtement de la route N 114 (de Perpignan à
Port-Vendres), un chantier gros consommateur de matériaux. Conséquence, une
nouvelle carrière est créée à Lavall.
Désormais, deux clauses sont rajoutées de façon plus explicite, mentionnant
avec précision « quel est le maitre d’ouvrage et le destinataire des
matériaux, et l’engagement du concessionnaire à maintenir la bonne viabilité de
la route, sous peine d’amendes forfaitaire … ».
L’année
1932 verra la mise en service d’une des dernières carrières en vue de
« fournir le macadam et les matériaux granitiques nécessaires à
l’entretien des routes et chemins vicinaux du canton. », selon un contrat
sur la passation d’un marché de 10 ans, entre le département et
l’administration des Ponts et Chaussées.
L’après-guerre : l’époque du déclin
des carrières
Le
revenu tiré de ces carrières s’amenuisant, fait péricliter la demande et signe
plus ou moins l’abandon de cette activité sur Sorède. Peu après la guerre,
l’amélioration des moyens de transport et la mécanisation aidant, les
techniques d’extraction et d’excavation se font de plus en plus perfectionnées.
L’élévateur, la scie à moteur…plus modernes entraînent la disparition des
outils du picapedrer et du moler, comme le treneu, la martellina, le cisell, le mall, le punxó,
la barina ou la pala pour le forner et le calciner13.
Le transport n’est plus assuré par des tombereaux hippomobiles mais par des
voitures à moteur. Les paneres
(paniers en osier) disparaissent au profit de bennes à moteur, l’asphalte ayant
fait place progressivement au revêtement en gravier.
Dans les
années 60, l’avènement d’un nouveau lotissement aura beau amener un sursaut de
regain pour une carrière et une petite usine de tailleurs de pierres, tous deux
situées dans « La vallée Heureuse », il sera de courte durée.
Finalement, il ne restera de tout cela que ces appellations de lieux-dits et
d’outils retrouvés dans des documents d’archives, voire quelques traces de ces
anciennes carrières aux parois s’effritant.
L’exploitation de ces carrières a constitué un
secteur important et indispensable de notre économie locale, à une époque où
des considérations, tels que l’impact environnemental, l’amenuisement des
ressources ou la réhabilitation des milieux naturels, ne se posaient pas
encore. Il serait donc superflu de terminer sur un jugement d’ensemble négatif
avec notre vision d’aujourd’hui. Nous ne pouvons que regretter le savoir-faire
de tous ces carriers !
Photos 1 Carrière communale Rolland - 2 Four à chaud - El forn – Collection
privée de M. Roland Bartoli - 3 Four à chaud –Maison des chasseurs
1 Briques pleines rectangulaires
2 Ce toponyme désigne des fours. Il peut être
associé à des fours à chaux mais aussi des fours à bois
3 L’époque a pu s’échelonner sur plusieurs siècles
car il peut y avoir eu réutilisation
4 Le document date 2012. Il est de Mr Christophe
Vaschalde du Laboratoire d’Archéologie médiévale et moderne en Méditerranée UMR
7298. Le second document est intitulé « Statistique générale et
particulière de la France et de ses colonies avec une nouvelle description
topographique physique agricole politique industrielle et commerciale de cet
état par une société de gens de lettres
et de savants» de Louis Prudhomme
5 la route qui va au Mas Cassagnes Soula et
Jarlé en1875 N°8 fait 4 m de largeur en
1887: amélioration du chemin du Rec d'en Frigoul et le Rec Mayral
6 Sorède perçoit peu de rentrées fiscales à cette
époque, seuls quelques revenus d’affermage sont prélevés sur les commerces,
(elle a perdu le revenu ressource tirée de ses bois récemment)
7 La loi du 21 avril 1810 introduit cependant les
notions de "déclaration au maire de la commune, qui la transmet au
préfet" et de "surveillance des exploitations par
l'administration"
8 Une Rasclosa est un barrage, retenue de l’eau de
la rivière permettant d’alimenter en eau un canal d’arrosage. Il se trouve
situé à l’entrée de la vallée de la Farga
9 Soit une taxe 15 centimes par m/3 de chaux
10 Mesure d’arpentage équivalente à 7 mètres
environ
11 à voir section B N°566. Cette exploitation a été
recensée en 1874. En 1921, un autre était localisé au Roc del Paré, dont la
concession avait fait l’objet d’une délibération du conseil municipal
12 Entre autres au « Clot del Tremoulé »
sous le « Roc del Paré » non loin de l’Ermitage de N.D. du Château
13 Cette terminologie foisonnante qui y est
associée montre à quel point tout ce qui touche à ce métier était
important : traineau, barre à mine,
ciseau, marteau, pic à découper, fourche
large, fourche courte, pèle, pour le chaufournier
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